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Compostelle à vélo : 4'000 km pour apprendre à repartir

Photo du rédacteur: Katia Steulet
Katia Steulet
1 oct.
3 min de lecture

En avril 2023, à 50 ans, j'ai enfourché mon vélo à Genève. Direction Saint-Jacques-de-Compostelle. Seule. 4'000 km devant moi. Moi qui n'étais « pas sportive à la base ».


On me demande souvent pourquoi. La vraie réponse tient en une phrase : parce que j'en avais besoin.


Avant le départ : on visualise, on teste, on prépare


Le 1er avril 2023, j'écrivais simplement : on visualise, on teste, on prépare.


Autour de moi, les questions fusaient. C'est quand le départ ? Tu dors où ? Tu vas tenir un journal de route ? Tu repars à l'aventure ?


Oui. Je repartais. Pas pour fuir. Pour avancer.


La deuxième nuit : « qu'est-ce que je fais là ? »


Katia Steulet à vélo avec ses sacoches de voyage, sur un chemin côtier face à l'océan, pendant son pèlerinage vers Compostelle
Katia Steulet à vélo avec ses sacoches de voyage, sur un chemin côtier face à l'océan, pendant son pèlerinage vers Compostelle

Le 15 avril, au deuxième jour, j'ai écrit ceci :


« La nuit a été froide, courte, entre angoisse, “qu'est-ce que je fais là”, et cette envie, ce besoin de faire ce chemin. »


Voilà la vérité de tout grand changement. Le doute arrive toujours. Il arrive même le deuxième jour. La question n'est pas de ne pas avoir peur. La question est : est-ce que je remonte en selle ?


Ce matin-là, je suis remontée. Départ de Chanaz par la ViaRhôna, puis vers Belley, j'ai rejoint le chemin de Compostelle. Un coup de pédale après l'autre.


Katia Steulet en tenue de cycliste, croisant l'épée avec les statues des mousquetaires à Condom, sur le chemin de Compostelle
Katia Steulet en tenue de cycliste, croisant l'épée avec les statues des mousquetaires à Condom, sur le chemin de Compostelle

Chacun y va pour ses propres raisons


Religieuses ou pas. Je crois qu'on s'adresse tous, au moins une fois dans sa vie, à ce que j'appelle notre « moi supérieur », peu importe le nom qu'on donne à ce qui nous relie.


Sur le chemin, on ne peut pas tricher. Le corps fatigue, la météo décide, la route monte. Il ne reste que l'essentiel : avancer, respirer, recommencer le lendemain.


L'arrivée : Santiago, puis le kilomètre zéro


Les bras levés devant la cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle. Puis Finisterre, le kilomètre zéro, face à l'océan. Allongée sur la pierre, à côté de mon vélo chargé, j'ai compris que je ne revenais pas la même.


Katia Steulet bras levés devant la cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle, à côté de son vélo chargé de sacoches
Katia Steulet bras levés devant la cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle, à côté de son vélo chargé de sacoches

Ce que Compostelle m'a appris


Que je suis capable de bien plus que ce que je croyais.

Que la peur ne disparaît pas, elle se traverse.

Que chaque étape compte, même la plus petite.

Qu'on n'a pas besoin d'être prête pour partir. On le devient en route.


C'est exactement ce que je raconte dans mon livre Article 187, le défi de ma vie. Une vie faite de chemins difficiles, et de cette conviction qui ne m'a jamais quittée :


« Parce qu'il existe une lumière au bout du tunnel. C'est à chacun de la faire grandir. »


Et vous, quel est votre chemin ?


Il n'y a pas besoin de faire 4'000 km à vélo pour changer de vie. Votre Compostelle, c'est peut-être une reconversion, une histoire à écrire enfin, une voix à libérer, une peur à dépasser.


C'est ce que je transmets aujourd'hui dans mes accompagnements, nourris de mon parcours, de mes deux livres, Article 187, le défi de ma vie et Ma boîte à outils, et de chaque kilomètre parcouru.


Le premier pas est toujours le plus important. Réservez votre appel découverte gratuit, et parlons de votre chemin.


Katia Steulet allongée devant la borne du kilomètre zéro à Finisterre, près du phare, avec son vélo chargé, au terme du chemin de Compostelle
Katia Steulet allongée devant la borne du kilomètre zéro à Finisterre, près du phare, avec son vélo chargé, au terme du chemin de Compostelle

 
 
 

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