Écrire son histoire : pourquoi il ne faut pas attendre d'être prêt
- Katia Steulet

- 26 août
- 3 min de lecture
Il y a une phrase que j'entends souvent, et je la comprends mieux que personne : « J'écrirai mon histoire quand je serai prête. »
J'ai attendu douze ans.
Dans mon livre Article 187, le défi de ma vie, j'ai écrit ceci, dès l'introduction :
« Ce livre a mis plus de dix ans à voir le jour, écrit en trois grandes étapes. Chaque phase correspond à une période charnière de ma vie et reflète un cheminement thérapeutique et évolutif. Je l'ai vécu, vous pouvez le lire, l'entendre. »
Douze ans. Trois étapes. Et pas une seule de ces étapes n'a commencé le jour où j'étais prête.

La première page n'a rien d'une belle page
J'ai commencé à écrire en 2012, en clinique psychiatrique. Pas dans un bureau, pas avec un plan, pas avec un projet de livre. Je posais sur le papier ce qui pesait.
Voici ce que j'en dis dans le livre :
« Cette écriture spontanée, souvent désordonnée, m'a permis de libérer un poids énorme. »
Spontanée. Désordonnée. Ce sont mes mots, et je les assume. Si j'avais attendu de savoir écrire, je n'aurais jamais commencé.
Attendre d'être prête, c'est attendre que la douleur soit rangée. Elle ne se range pas toute seule. Elle se range quand on la sort.
Écrire n'est pas raconter, c'est se libérer
Beaucoup de personnes croient qu'écrire son histoire signifie tout dire, tout expliquer, tout justifier. C'est faux, et c'est même le meilleur moyen de ne jamais s'y mettre.
Écrire son histoire, c'est d'abord mettre des mots. Un mot juste sur une chose qui n'en avait pas. Puis un deuxième. Puis une phrase. Le récit vient après, et il vient tout seul.
C'est aussi pour cela que le tri se fait plus tard. En révisant mon manuscrit, j'ai appris à poser des limites sur ce que je souhaitais partager. Mais ces limites, je ne les ai pas posées à la première ligne. Je les ai posées quand j'ai eu de la matière devant moi.
D'abord on sort. Ensuite on choisit.
Ce que j'ai appris et que je transmets aujourd'hui
Après avoir écrit mon livre, j'ai construit un deuxième ouvrage, la Boîte à outils, transformer ses blessures en force de vie. Vingt outils, tous nés de mon parcours, pas d'une théorie.
Et j'accompagne aujourd'hui celles et ceux qui veulent mettre leur histoire en mots. Ma manière de travailler tient en trois principes simples :
- Je lis tout avant de dire un mot.
- Je ne touche jamais à votre texte. Mes remarques vivent dans une autre couleur, à côté, et vous gardez la main sur chacune.
- Je ne vous réclame jamais le détail que vous n'avez pas choisi de donner.
Ce n'est pas mon histoire. C'est la vôtre. Et une histoire racontée avec vos mots vaut mille fois mieux qu'une belle page écrite par quelqu'un d'autre.
Un rendez-vous chaque dimanche soir, dès le 6 septembre

À partir du dimanche 6 septembre 2026, j'ouvre un rendez-vous en ligne, chaque dimanche à 20h : l'Atelier Boîte à outils.
Une heure. Un outil par semaine, pris dans le livre. On ne vient pas apprendre à écrire, on vient pratiquer l'outil de la semaine, en direct, avec les autres. L'écriture est le support, jamais le sujet.
Le premier dimanche, c'est l'outil 1 : mettre des mots, écrire pour se libérer.
Personne n'est obligé de parler. La caméra est facultative. On peut rester simplement en écoute.
Vingt dimanches, vingt outils, jusqu'au 14 février 2027.
Et si vous commenciez cette semaine
Vous n'avez pas besoin d'être prête. Vous n'avez pas besoin de savoir écrire. Vous n'avez pas besoin d'un plan.
Vous avez besoin d'une page, de dix minutes, et de l'autorisation d'écrire mal.
Le reste, on le travaille ensemble.
Les dates de l'Atelier et le livre sont sur www.article187.ch
Les accompagnements individuels sont sur www.KatiaSteulet.ch
Katia Steulet
Autrice d'Article 187, le défi de ma vie (2025) et de la Boîte à outils (2026)





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